Test du Dreame Aqua 10 Ultra Roller Complete – Configuration
Dans un article précédent, nous avons déballé le Dreame Aqua 10 Ultra Roller Complete. Etape suivante, sa configuration.
Dans un premier temps, on va branche et installer la station. Puis télécharger l'application et configurer le robot : le rattacher à sa station, le connecter au réseau wifi de son domicile pour pouvoir le piloter via son application officielle sur smartphone. Et surtout, recevoir toutes les dernières mises à jour, une étape, comme vous le verrez, plutôt longue…
Acheter chez Darty Acheter chez Amazon Acheter à a Fnac Acheter chez CDiscount
Quelques schémas
Bizarrement, seule la notice texte est disponible sur le site Dreame, mais pas les schémas. Et vous savez combien cela m'énerve de devoir chercher à quoi correspond tel numéro. J'ai donc scanné les schémas et les ai rassemblés avec leur légende.





Branchement et montage de la station
Première étape, brancher la station. C'est enfantin, l'emplacement est très clairement indiqué. La notice de démarrage rapide précise qu'il faut prévoir un mètre de dégagement devant la station 5 cm sur les côtés.

Une fois branché, le voyant vertical blanc à droite du logo s'allume (cela veut juste dire qu'elle est connectée à l'alimentation). Ensuite, on pose le seuil de la station.

Préparation du robot
Retrait des protections
Ensuite, on retire les deux languettes de protection du robot, celle devant la caméra et celle sous le capot. Celle qui recouvre les caméras tente de nous rassurer en disant que les informations collectées ne sont traitées que localement et ne sont pas envoyés vers le cloud.

Une fois l'étiquette retirée, on peut voir les objectifs des deux caméras HD, qui vont fonctionner comme les deux yeux d'un être vivant, lui permettant de voir en relief. Dreame met la barre très haut et nous promet une précision de détection des obstacles bluffante, propulsée par le framework Nvidia Isaac Sim.

Le capot est très facile à retirer et remettre en place, il suffit de le soulever.


La protection du robot sous le capot se présente sous la forme d'une espèce de tiers de cercle en matière souple inséré dans un sillon.

Sous le capot, un QR code qui permet de télécharger l'application mobile officielle, ainsi que le compartiment à poussière sur lequel les consignes d'entretien sont détaillées : ouvrir le couvercle du compartiment, retirer le filtre, vider le compartiment. Après avoir doucement tapoté le panier du filtre pour enlever la saleté, les rincer à l'eau claire et les sécher complètement avant de les réinstaller.

Pendant ce temps (quelques minutes), le voyant blanc de la station s'est éteint.
Allumage du robot, installation de l'application
L'étape suivante consiste à allumer le robot, en appuyant pendant 3 secondes sur le bouton power (c'est à dire la tourelle LiDAR repliée).

Le bouton s'illumine d'un cercle bleu du plus bel effet, tandis que les 2 icônes au centre clignotent. Le petit voyant Wi-Fi clignote également. Le robot se soulève brièvement, une musique se fait entendre et une voix en anglais débite des instructions tellement rapidement qu'on ne comprend rien…

Il nous faut maintenant télécharger et installer l'application Dreamehome :
- soit en scannant le QR code situé sous le capot (qui correspond à cette URL)
- soit en cherchant l'application sur le Play store (ce que j'ai fait, je n'ai pas trop confiance dans les QR codes)
L'application pèse 139 Mo à l'heure où j'écris cet article. La version 2.4.7.2 est compatible avec Android 6.0 ou version ultérieure (pourvu que ça dure).
Notons tout de même qu'il est tout à fait possible d'utiliser le robot sans l'application, grâce aux boutons qui se trouve sur le robot. Mais cela ne laisse aucun choix au niveau des pièces et des modes de nettoyage et il ne recevera pas les mises à jour.
Par ailleurs, ce modèle n'est pas encore dans la liste des aspirateurs compatibles avec Valetudo, le firmware alternatif permettant de s'affranchir des serveurs du fabricant (attendez quand même la fin de la période de garantie avant d'essayer… Et soyez conscients des risques de ce genre de manipulation !).
Connexion au réseau wifi
On arrive à l'étape tant redoutée de connexion au wifi de la box. Redoutée, parce qu'en général ce n'est jamais simple… A noter que le robot n'est compatible qu'avec des réseaux de 2,4 GHz (le 5 GHz n'est pas géré).
Une fois l'application installée, il faut d'abord accepter la politique de confidentialité et créer un compte à l'aide d'un numéro de mobile ou d'une adresse email (mon choix), et vérifier cette adresse à l'aide d'un code à 6 chiffres reçu par email de la part de noreply17@dreame.tech.


… Et d'un mot de passe contenant majuscules, minuscules, chiffres, caractères spéciaux, mais qui ne doit pas dépasser 16 caractères (sont pénibles, celui que j'avais choisi en faisait 17)… On nous propose alors de s'abonner à Dreamehome. Je refuse en appuyant sur Sauter.
 
Ensuite c'est un vrai défilé de demande d'autorisations. Repérer les appareils à proximité (la station sans doute), le réseau wifi, et même la localisation.

On nous demande ensuite, pour connecter l'appli au robot, de scanner le QR code sous le capot, celui qu'on a vu tout a l'heure. L'occasion de demander l'autorisation de prendre des photos…

Ensuite on suit les instructions pour finaliser la connexion au réseau wifi. On appuie en même temps sur le bouton On (nettoyage) et sur le bouton maison (home).


Puis on nous demande de choisir le réseau et de saisir sa clé WPA. C'est dans ces moments qu'on est content d'avoir noté le code wifi sur le smartphone.

Les étapes de connexion sont ponctuées de commentaires émanant du robot, énoncés par une voix féminine en anglais.
Étape suivante, rentrer manuellement le robot dans sa station, la caméra vers nous. Le contour du bouton change de couleur et passe au vert (ça ne se voit pas trop sur la photo) tandis que les 2 icônes pulsent doucement. Une notification vocale se fait entendre quand le robot se connecte à sa station.

Retour à l'appli… qui recherche l'appareil ! Je croyais que c'était fait ? En plus, ça échoue !

Ça m'énerve, alors je ferme l'appli et je la rouvre. Elle affiche l'écran d'accueil du robot : la connexion s'est faite (confirmation en ouvrant l'admin de la box).

Paramétrage et options
Un petit tuto rapide sous la forme d'infobulles me présente l'application. Le robot n'est chargé qu'à 21 %. Je clique sur « afficher l'appareil »

L'application a remarqué que le robot n'était pas dans la même langue que l'appli, mais avant que je puisse faire quoi que ce soit, les écrans de paramétrage me sautent à la figure. MopExtend, SideReach, levage auto du LDS (on parle de la tourelle liDAR au-dessus du robot, encore appelée VersaLift, elle porte décidément beaucoup de noms)… L'occasion de découvrir toutes les fonctionnalités de la bête.

Je signale que j'ai un animal de compagnie, mais je n'autorise pas à prendre des photos. Je désactive également l'assistant vocal. Mais je ne sais pas comment sortir de ces écrans de paramétrages, le bouton retour est inopérant. En fait il faut appuyer sur « En faire l'experience ». Encore une traduction bien approximative…

Mises à jour
Je peux enfin choisir la langue du robot ! C'est qu'on n'est pas tous bilingues, dans la maisonnée.

Avant de cartographie l'appartement, c'est parti pour une série de mises à jour. Celle du micrologiciel, c'est-à -dire le logiciel intégré au robot s'éternise, elle reste coincée sur vérification.

Ça va durer encore longtemps ? J'appuie sur le bouton retour on me propose à nouveau la mise à jour. Je valide, et cette fois-ci l'installation se lance. Le robot se met à bavarader, et le contour de la tourelle s'allume en bleu, tandis que les deux icônes se mettent à clignoter rapidement.

Le robot est à jour. Au tour de la station. L'appli nous avertit que la première mise à jour peut prendre jusqu'à 30 minutes. Il vaut mieux ne pas avoir un nettoyage urgent à faire.

Au bout de 12 min, le robot annonce fièrement  » mise à jour réussie » et repasse au vert. C'est au tour de la station d'accueil d'avoir droit à son update.
La mise à jour terminée, je vois que le robot s'est déjà bien rechargé. L'appli nous propose de cartographier notre logement. Mais avant, il faut remplir les réservoirs…
Remplissage des réservoirs de la station
Détergent
Il y a toujours un grand flou artistique sur l'utilisation du détergent par les robots. D'un côté, on nous affirme que ceux-ci ne sont utilisés que pour le nettoyage des rouleaux du robot dans la station de base, pas pour le nettoyage, qui se fait à l'eau claire. Ceci est légèrement contredit par une option de l'application dans Paramètres de la station d'accueil nommée « Lavage du sol avec produit nettoyant ».
On ouvre la trappe frontale en la tirant vers soi, sans aucune difficulté.

A gauche, le compartiment double pour les détergents. A droite, le sac à poussière vide et tout recroquevillé.


Il est très facile à extraire, encore plus que sur le Roborock S8 maxV Ultra car il n'y a pas de système de clapet coulissant qui obture le trou quand on le retire. On nous promet 100 jours de capacité. Nous verrons !

On extrait les compartiments de détergent. Pour ne pas se tromper, leurs couvercles sont ornés d'une lettre : A bleu pour la solution de nettoyage, B jaune orangé pour la solution anti-odeurs (si on veut). Sur le côté, une étiquette rédigée en anglais avertit qu'il ne faut surtout pas interchanger les deux solutions, ni utiliser de désinfectant ou d'autre liquide que ceux approuvés par la marque.


D'après la notice, le module peut être remplacé par une version à compartiment unique pour accueillir une plus grande capacité de solution de nettoyage.
Et voici à quoi ressemble l'emplacement des bacs à détergent quand ils sont sortis
Je fais l'impasse sur la solution anti-odeur, je n'ai pas confiance dans la formulation de ces produits, et son emploi ne se justifie absolument pas.
Le bouchon du flacon de solution de lavage (modèle AWH6-1000M), d'une capacité d'un litre, n'est pas protégé par une sécurité. En revanche, l'ouverture est fermée par un opercule en aluminium très difficile à enlever. J'en viens à bout avec la lame d'une paire de ciseaux. Le parfum du produit est agréable, discret, assez neutre.
Qu'es-ce qu'ils ont mis là -dedans ? La composition mentionne eau, alcools C12-14 ethoxylés (un émulsifiant inodore certifié non toxique et non irritant), polydiméthylsiloxane par polyether (un agent moussant), diéthanolamide de noix de coco (un autre agent moussant, facilement biodégradable), éthoxylate d'alcool isotridécylique (un agent nettoyant, émulsifant), benzisothiazolin-3-one (alias BIT, un conservateur et agent antimicrobien). Pas vraiment bio, tout ça ! N'étant pas chimiste, il ne me reste plus qu'à espérer que ce détergent n'est pas trop allergisant ou nocif… Voici sa Fiche de données de sécurité Assuris.

Le compartiment, qui semblait pourtant relativement compact, m'avale quand même un bon tiers de la bouteille. Je referme le clapet, remet en place les conteneurs. Le sac aspirateur, on l'a vu, est déjà en place, donc pas besoin de prendre celui contenu dans la boîte d'accessoires. Remise en place du capot de la trappe.
Eau
Au tour du réservoir d'eau propre. Il se trouve au-dessus. Contrairement au Roborock S8 maxV Ultra, les réservoirs d'eau ne sont pas apparents, mais protégés par un mince capot.

Le compartiment d'eau propre est en plastique translucide blanc (4 litres), celui d'eau sale est gris (3,5 litres). Ils sont faciles à manipuler grâce à leur anse. Mais beaucoup moins faciles à ouvrir, il faut un peu batailler avec l'opercule qu'on a peur de casser… Ils mesurent environ 18 cm de haut, couvercle compris.

Une fois le compartiment d'eau propre rempli (pas trouvé de repère, alors je me suis arrêtée au niveau du haut de l'angle, un peu plus bas que l'anse du tuyau), on le remet en place.

La LED entourant la tourelle du robot s'est éteinte. Je mets ça sur le compte du fait que j'ai retiré les bacs (chez Roborock, quand on retire un bac, une LED s'allume en rouge)… Mais quand je le remets cela ne change rien. Le robot a peut-être terminé de se recharger.
Cartographie
C'est parti pour la cartographie de l'appartement. La voix du robot explique longuement, avec un très léger accent québécois, que pendant l'opération de cartographie, il faut retirer les objets au sol, bien éclairer les pièces, ouvrir les portes, ne pas déplacer le robot ni la station d'accueil… Bon on va faire ce qu'on peut, hein… On n'est pas dans un appart d'influenceur tout bien rangé, sans rien qui traîne ! Ici, c'est la vraie vie.

Le robot sort sa tourelle liDAR, dont le contour s'allume en blanc, et commence à patrouiller gentiment.

Forcément, comme il n'aspire ni ne lave, il est parfaitement silencieux, et il se déplace assez rapidement. Il ne se cogne pas, ne se coince pas dans les fils, gère les impasses comme un pro.

Il n'effraie pas du tout la minette qui le renifle d'un air curieux.

Il explore minutieusement chaque pièce, parfois il y retourne une deuxième fois. Quand il arrive dans des endroits trop sombres, il allume sa petite lumière.

La carte se constitue progressivement, les trous correspondent aux endroits où il ne pouvait pas accéder. Les câbles sont matérialisés par un petit picto. A la fin, il retourne à la station et demande de vérifier sur l'application que la cartographie est bonne.

Au début, j'ai un peu de mal à m'orienter sur la carte qu'il a générée. Le fait que mon appartement ait une forme atypique n'aide pas. Il a complètement snobé les WC, pourtant j'avais laissé la porte grande ouverte. Trop petits ? J'avais trouvé le Roborock un peu plus brillant sur ce point, mais le logement qu'on lui avait donné à explorer était beaucoup moins encombré. L'emplacement de la station (cercle vert avec éclair) m'aide à me repérer. Je corrige les noms, je fusionne les pièces artificiellement séparées (que je re-séparerai finalement quelques jours plus tard). La carte sera ajustée au fil des nettoyages.

Ensuite je définis les zones à éviter. Pas d'escalier dans cet appartement, ni de portes donnant directement sur l'extérieur. Les baies vitrées ont un seuil très haut et sont rarement ouvertes

Je définis un mur virtuel au niveau des portes coulissantes du placard de la pièce où se trouve la station (même si j'essaiera de penser à les fermer).


Je définis une zone sans serpillière approximativement au niveau du tapis, même si le robot est normalement capable de relever la serpillière quand il détecte un tapis (un tapis qui, de toute façon, ne craint pas grand chose, il en a vu d'autres).
Etape suivante, les meubles. Il a essayé d'en deviner certains, mais sans beaucoup de succès. par exemple, le meuble télé est considéré comme un canapé 3 places. J'essaie d'en ajouter. On a droit à :
- Lit : simple, double
- Fauteuil, canapé 2 places, canapé 3 places, canapé en L
- Tables et chaises
- Armoire, tables de nuit, meuble TV, étagère, meuble à chaussures
- Accessoires pour animaux : bac à litière, niche, bol de nourriture, tapis absorbant, bac à litière fermé
- Appareils : réfrigérateur, machine à laver, climatiseur
Dommage qu'on ne puisse pas zoomer pour plus de précision et surtout tourner les meubles de manière libre, car ils ne sont pas forcément posés de manière parallèle. Quant au libellé des familles de meuble, il est parfois est complètement fantaisiste ! J'abandonne finalement cette étape…

On peut comparer la carte générée par la robot avec le plan réel de l'appartement

Au cours de ses pérégrinations, il a repéré un seuil un peu difficile à franchir (le rectangle vert barré) et me demande de confirmer son emplacement. Pas de chance, c'est le seul de la pièce où il se trouve, donc il devra le franchir souvent ! Il montre aussi les 2 barrières virtuelles que j'ai définies au niveau des placards à portes coulissantes.

Et pour finir, je définis la séquence de nettoyage (l'ordre dans lequel il doit nettoyer les pièces)

Paramètres et options
Je jette un œil aux options de nettoyage. Par défaut, c'est le mode Clean Genius qui est proposé. Clean Genius analyse le niveau de saleté du sol et adapte le mode de nettoyage, par exemple si les capteurs détectent qu'une zone est trop sale, il peut décider de refaire le nettoyage. Il est censé ajuster automatiquement l'intensité du nettoyage en fonction du type de pièce et des schémas de nettoyage précédents, mais aussi ajuster la fréquence de lavage de la serpillière en cours de session.

Je vais vite opter pour le mode personnalisé, car je préfère tout contrôler moi-même (et il paraît que le mode CleanGenius est très gourmand).
Je me promène dans les options de nettoyage. On y accède via les 3 petits points à droite du nom du robot sur l'écran qui affiche la map. Il y a vraiment pleeeein d'options : attitude à adopter quand un tapis est détecté, utilisation de la solution anti-odeurs (je n'ai pas rempli le réservoir, autant le désactiver), désactivation de l'assistant vocal (j'avais choisi de le désactiver pendant l'installation, c'est toujours le cas. Ce serait intéressant de savoir si le micro reste quand même à l'écoute), désactivation de la caméra en temps réel


Voilà , le Dreame Aqua 10 Ultra Roller Complete est configuré. Prochaine étape : l'utiliser ! Cela fera l'objet d'un prochain article…
Acheter chez Darty Acheter chez Amazon Acheter à a Fnac Acheter chez CDiscount



